mardi, août 30, 2005

Le pétrole m'a tuer

Les cours du pétrole atteignent des sommets jamais atteints à ce jour, à plus de 70 dollars. Je me souviens encore, il y a quelques mois, de la panique mondiale lorsque le cours du baril avait simplement dépassé le seuil fatidique des 50 tous petits dollars.

J’aime beaucoup la surprise avec laquelle le public et les autorités abordent le problème. Le président Jacques Chirac n'a-t-il pas dit à la télé que les cours risquaient de rester élevés ? Sans blague ?

Pourtant, en dehors du contexte politique difficile en extrême orient, et de toutes les autres raisons artificielles pouvant expliquer les raisons de cette hausse, il ne faudrait pas oublier qu’un jour ou l’autre, voir même dans très peu de temps, il n’y aura plus de pétrole, ou alors en faible quantité et à des prix inabordables.

Mais qu’est ce qui est fait actuellement pour préparer la transition ? En cinquante ans, l’humanité a été capable de faire des miracles technologiques dans tous les domaines. Mais pour ce qui est de l’énergie, c’est un peu le statu quo. Le bon vieux moteur à explosions a encore de beaux jours devant lui.

Les USA, champions de la technologie, par exemple, sont plus intéressés par Mars que par la Terre. L'éolien a du plomb dans l'aile (en France du moins). Le solaire est éteint. Quant au nucléaire, nos centrales arrivent en fin de vie. A croire qu'il y a un dieu qui nous a condamné à acheter du pétrole à ceux qui en produisent.

Et ça ne s'arrange pas, ça s'aggrave. Depuis quelques années, la chine se réveille, et d'autres pays leur emboitent le pas. Conséquence du réchauffement climatique dû en principalement à notre pollution, les glaces fondent aux pôles, ce qui permettra d'exploiter de nouveaux gisements de pétrole et donc d'aggraver la situation.


Même en France... Après vingt ans de course aux économies d'énergie, les ventes des 4x4 explosent. Les français qui sont les champions pour critiquer les américains, font exactement pareil qu'eux. Pourtant ces voitures « tous terrains » qui ne vont que sur les route bitumées, consomment largement plus que les berlines traditionnelles. Manque de bol, les progrés en matière de consommation qui ont été faits sur les voitures « normales » sont bouffés par les excès de consommation des gros 4x4. C'est fort regrettable.

Moi qui ne suis pas un fou de vitesse, je me contenterais bien d’un véhicule non polluant, électrique ou autre, même avec des performances très modestes en vitesse de pointe et en accélération, du moment que cela réduit fortement ma consommation et la pollution. Seul problème, ces voitures, quand elles existent, coûtent une petite fortune et n'ont pas une autonomie suffisante pour une vraie utilisation. Apparemment, la recherche dans ce domaine n'intéresse pas grand monde.


Pour essayer d'apporter ma pierre à l'effort collectif, à défaut, je me suis donc converti aux transports en commun. Mais j'ai de gros doutes. Je prends un bus à Versailles pour aller sur mon lieu de travail : ce sont de bons, de gros, de vieux bus bien pollulants, dont les moteurs diesel crachent de gros nuages de gaz d'échappement. Mon bus arrive à la station environ 15 minutes avant le départ. Pendant tout ce temps d'attente, le moteur tourne et pollue... pour rien...

Il nous reste comme espoir désespéré que Mère Nature nous botte les fesses, juste assez fort pour nous faire comprendre qu'on déconne, mais pas trop quand même pour nous montrer qu'elle nous aime encore, malgré tout. A coup de réchauffement climatique, de montée des océans et autres déréglements, peut-être parviendra-t-elle à nous faire comprendre que nous sommes chez elle, et que chez elle, c'est non fumeur !






Je vous invite cordialement à faire un petit tour sur le site de la fondation Nicolas Hulot (cliquez ici).






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