dimanche, septembre 25, 2011

Adieu mes amis (facebook) !

Vendredi 14 septembre, vers 18h40, j'étais assis dans le bus qui me ramenait de mon lieu de travail à la plus proche gare RER, en région parisienne. Assise devant moi, une grosse dame dégustait bruyamment une pêche bien trop juteuse. Une fois le fruit dévoré, le noyau tout dégoulinant brûlait les doigts de sa propriétaire. Visiblement, elle cherchait à s'en débarrasser sous son siège, ni vu ni connu. Ayant compris son intention, j'avais fixé des yeux l'objet du délit avec insistance, pour tenter de l'en dissuader. Je ne me fais pas trop d'illusion sur le sort du pauvre noyau lorsque j'ai quitté ma place.



Quelques minutes plus tard, c'est à peu près dans ces termes que j'ai raconté cette anecdote dans un post sur mon mur Facebook. Aucun intérêt dans le récit, mais bon: pour une fois que j'avais quelque chose à raconter. Et dans mon post figurait le terme de « grosse dame », plus pour poser le décor, que par mauvais esprit. J'aurais dit « une veille dame » si cela avait été le cas, ou « une jeune », une blonde, une grande, une gamine,…

J'avais juste oublié que parmi ma trentaine d'amis facebook, une personne a un problème de surpoids. Il s'agit de l'amie d'une amie, rencontrée un jour à l'occasion d'un mariage. Ce fut la seule rencontre : on ne se connaît pas plus que ça. Parler d'une grosse dame, ça ne lui a pas plu du tout. Et rapidement, j'ai pu bénéficier d'une leçon de moral via facebook interposé.

Alors j'ai réfléchi. Et rapidement, j'en suis arrivé à la conclusion : pourquoi je m'embête avec ce truc ? Pourquoi je serais obligé de gérer des conflits (comme au boulot) que je n'aurais jamais eu sans facebook. Du jour au lendemain, j'ai arrêté de poster, et j'ai rédigé ce petit bilan en 11 points, que je me propose de partager avec vous.


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Le premier constat que cet incident sans importance m’amena à faire, c’est que ce n’est pas parce que Facebook utilise le mot « ami », que mes contacts le sont vraiment. Or la nuance est importante, car un ami, au sens vrai du terme, c’est quelqu’un qui vous connaît très bien. Jamais un ami, dans la vraie vie, n’aurait perçu dans mes propos une connotation négative, ou insultante, parce qu'ils connaissent ma personnalité.

CONSEIL N° 1 : n’oubliez pas que vos « amis Facebook » ne vous connaissent pas forcément très bien. Vos mots, vos blagues pourraient être mal interprétés. Il est dangereux d'adresser des messages identiques à tous vos contacts facebook sur un même ton, d’une même voix. C'est pourtant ce que l'on fait à chaque fois, sans utiliser les notions de filtrage disponibles.

Facebook se veut un champion du rapprochement entre les individus. Mais paradoxalement, l'outil peut être un vrai danger pour les vraies amitiés. En témoin ce couple de nos meilleurs amis que nous connaissons depuis plus de dix ans, en ligne sur Facebook. Dans la « vraie vie », nous sommes de grands amis, bien que nous n’ayons pas les mêmes orientations politiques. Lorsque nous passons des week-ends ensemble, jamais nous n’abordons ce sujet qui fâche. Mais sur Facebook, nos amis s’adressent à leurs amis de même confession politique, et moi je vais de même : ce faisant, nous nous envoyons en pleine face nos divergences, et nous ne pouvons pas nous empêcher de réagir, au risque d'une certaine brouille latente. L’arrivée de 2012 et des élections présidentielles est le bon moment pour quitter l’arène et retrouver une certaine quiétude.

CONSEIL N° 2 : ne laissez pas les amitiés virtuelles facebook détruire vos vraies relations. Soyez toujours attentifs à maintenir de bonnes relations avec vos vrais amis, au travers de vos propos, pour ne pas les blesser.

Les humoristiques surfent sur le phénomène des réseaux sociaux pour se moquer de la pertinence des propos tenus en ligne. Il y a de tout, de l'ami qui vous annonce qu'elle prend un café sur sa terrasse, à cette autre qui publie des phrases énigmatiques qui n'ont du sens que pour elle. La pertinence d'un propos est très suggestive: elle dépend beaucoup de la relation véritable que vous entretenez avec celui qui publie l'information. Vous aurez tendance à juger durement la publication d'une personne que vous ne connaissez pas beaucoup.

CONSEIL N°3 : souvenez-vous que lorsque vous publiez une information sur votre réseau, une partie de vos lecteurs apprécieront, une autre l'ignoreront, une autre encore la trouveront débile. On vous jugera : on peut vous trouver prétentieux (photo de vous dans votre piscine privée par exemple), ou carrément nunu (un poème, une chanson kitch). Sachez-le !

Savez-vous ce qu'est un virus social ? C'est la propagation d'un message au travers d'internet. Avant Facebook, cette propagation passait par le mail : c'était généralement un programme informatique qui auto propageait les mails infectés à votre insu, en arrosant tout votre carnet d'adresses. Mais ça pouvait être aussi des messages vous invitant à faire le travail de pollution vous même : ce sont les fameuses « chaîne » (genre « les personnes qui n'ont pas renvoyé ce mail à leurs amis ont vécu des drames – leur maison a brulé ou leurs enfants sont tombés malades »).

Ces messages exploitent aussi la gentillesse et l'empathie, par exemple en propageant de fausses informations sur des enfants malades ou disparus. Dans tous ces cas, l'objectif de l'auteur, c'est la satisfaction que son message fait le tour du monde, et se propage sur tout le réseau.

Avec les réseaux sociaux, la cible n'est plus votre messagerie, mais votre mur. Ces virus sociaux, vous les voyez tous les jours apparaître sur votre mur. Ces messages se terminent par « collez-ceci sur votre mur ». Ce sont les tests idiots d'amitié (si tu es mon ami, prouve le, et copie ça sur ton mur - je saisItalique d'avance qui le fera), ce sont des messages moralisateurs (si toi aussi tu trouves que les gens sont méchants avec toi, copie ça sur ton mur, ils se reconnaîtront), ce sont des messages agressifs (ceux qui nous critiquent, on les emmerde : si tu es d'accord, colle ça sur ton mur).

CONSEIL N°4 : pour passer pour un imbécile, ne pas hésiter à relayer ce type de message sur votre mur. Dans le cas contraire, abstenez-vous, et stopper cette pollution insupportable.

S'il y a un secteur que Facebook a vu exploser, ce sont les jeux intégrés dans le réseau social. Il y en a de toutes sortes, depuis Farmville à Pyramidville, et autre machinville. Pour progresser, il vous faut l'aide d'un maximum d'autres joueurs, qui deviendront vos amis facebook. Certains se retrouvent alors avec des centaines « d'amis » dans leur carnet, mais ils ne connaissent rien d'eux. La notion d'amitié touche ici le niveau zéro du ridicule.

Le problème, c'est que si vous avez un de ces joueurs dans votre liste d'amis, vous voici pollué par leur activité ludique. Car à chaque action, un message apparaîtra sur votre mur : « Truc a fait le score de 2000 points sur MachinVille », « Truc a acquis une armure médiévale sur TreasureIsland ». Résultat : vous masquez cet ami joueur compulsif pour ne plus être dérangé !

CONSEIL N°5 : ayez pitié de vos amis Facebook ! Si vous voulez jouer, utilisez un compte facebook dédié pour vos jeux, et n'utilisez votre compte nominatif réel que pour vos échanges avec vos vrais amis.

Un jour, je vis sur mon mur un message dramatique, posté par une cousine : sa fille d'une vingtaine d'années était à l’hôpital, dans un état grave. Quelques heures après, par le même canal, j'apprenais son décès. A cette annonce, le mur s'est rempli de messages de condoléances. C'était irréaliste : c'était le concours de la poésie morbide, et du plus bel hommage. A ce jour, je ne sais toujours pas dire ce qui m'a choqué le plus : le décès ou l'apprendre via Facebook et d'assister via le réseau social à son office funéraire numérique.

CONSEIL N°6 : sachez faire la part des choses, et laissez facebook à sa place de divertissement. Personnellement s'il arrivait malheur à mon fils, je me vois mal prendre du temps pour poster la nouvelle sur mon mur, entre les messages humoristiques et les annonces débiles.

J'utilise les transports en commun pour me rendre à mon travail. Environ 2h30 de train et de bus par jour, un délai qui peut passer à plus de 4h00 en période de grève. Dans ces moments là, s'ajoutent au temps de transport des conditions de transports inimaginables, dignes du transport de bétail. Alors dans ces moments, je m'épanche sur facebook, et je publie ma mauvaise humeur. Ca ne sert à rien, mais ça me soulage !

Et quand je fais cela, ça ne manque pas : vous avez bien dans vos contacts un ou deux syndicalistes, confortablement installés dans leur petite ville de province, à deux pas de leur travail, qui vous expliqueront que nos pauvres cheminots ont bien raison de m'empêcher de rentrer le soir coucher mon fils, et que je devrais plutôt les soutenir dans leur combat..

CONSEIL N°7 : s'épancher sur Facebook pour dénoncer quelque chose vous coûtera quelques retours désagréables sur votre mur, qu'il vous faudra gérer ensuite. Autant éviter, ça risque de vous énerver d'avantage.

Parfois, l'un de vos « amis facebook » poste une information capitale sur son mur. Genre « Pfouu, il m'arrive un truc de dingue ». Les commentaires affluent : « quoi, quoi, quoi ?? ». La réponse tue : « Naann, je peux rien dire sur Facebook ».

CONSEIL N°8 : si vous ne pouvez rien expliquer sur facebook, faites nous plaisir, ne postez rien.

Lorsque notre petit bonhomme de deux ans a fait ses premiers pas, je me suis précipité pour poster la nouvelle sur facebook. Ca n'a pas loupé, avec ce message d'un « ami facebook » : « ah bon, seulement maintenant ? Moi, ma fille a le même âge, et elle marche depuis longtemps déjà. Ton gamin, il n'est pas en avance dis donc ».

CONSEIL N°9 : vous aurez toujours un crétin dans vos contacts qui n'a aucun tact et qui vous donnera des envies de meurtre ! Sachez les identifier et osez les virer de votre liste !

Facebook pose de vrais cas de conscience, que nous n'aurions jamais dans la vraie vie ! Lorsque de vagues connaissances vous trouvent dans Facebook, elles ne peuvent s'empêcher de vous proposer de devenir leur « ami facebook ».

Premier cas de conscience : accepter ou ignorer ? Accepter, c'est prendre le risque d'ajouter un boulet dans la liste déjà incontrôlable de vos contacts. Mais refuser, ce serait prendre le risque de le vexer. Alors, vous cédez, et vous vous retrouvez avec un empêcheur de tourner en rond qui vous rend la vie facebook stressante au possible. Vient alors le second cas de conscience : je le retire de ma liste, ou pas ? Si je le retire, c'est un acte de guerre, mais si je le garde, je le tue. Hmmm... difficile de choisir.

CONSEIL N°10 : soyez ferme lorsqu'une invitation s'affiche. Osez cliquer sur « ignorer » ! Et à la création de votre compte, utiliser un nom de scène que personne ne connaît, pour éviter ce type de problème !

Et puis, il y a tous ces « amis facebook » qui vous font rire, qui vous régalent par leurs mots justes, ou qui vous enrichissent par la pertinence de leurs propos. Pour certains, il serait possible d'écrire un livre qui reprendrait la liste de leurs bons mots.

CONSEIL N°11 : fermez votre facebook, et invitez les à prendre un café à la maison. Car ce sont eux qui méritent que vous leur consacriez du temps.



lundi, octobre 19, 2009

I know what I saw

Lorsque j’ai écrit mon dernier article sur le phénomène « OVNI », je m’attendais bien à quelques réactions, et je n’ai pas été déçu. La plupart d’entre vous ont observé un silence poli. Deux lecteurs m’ont fait part de témoignage personnel d’une observation dont ils n’osaient parler à personne. Les autres m’ont gratifié de quelques plaisanteries que l’on pourrait qualifier de « moquerie ». Bref, ceux qui parlent des OVNI passent toujours autant pour de doux rêveurs. Pourtant, au grand désespoir de mon épouse, ce sujet me passionne toujours autant.

Les mentalités évoluent
Une évolution notable se profile dans les milieux des reportages télévisés. Généralement, les phénomènes OVNI n’étaient évoqués que dans des émissions de « divertissement », avec des musiques angoissantes, des animations un peu grotesques qui rendaient l’ensemble peu crédible. Et quand Christophe Dechavanne s’en mêle, ça devient même franchement risible.

Peu après mon dernier article, CANAL+ diffusait un reportage complet et très bien fait sur le phénomène OVNI. Aucun sensationnalisme, mais des faits et des interviews de personnes crédibles : chercheurs, militaires, pilotes, scientifiques. Avec un constat : nier qu’il se passe bien quelque chose est une position de plus en plus difficile à tenir. Reste à savoir ce que c’est.





Dernièrement, aux USA, c’est James FOX qui s’y colle avec un reportage sur les OVNI. Pour réaliser ce documentaire, l’auteur a essayé de concentrer le plus de témoignages crédibles qui puissent exister. On y trouve des militaires de haut rang, mais aussi des pilotes, des astronautes.

Dans son reportage, il revient en particulier sur l’évènement le plus marquant en matière d’OVNI : le survol de PHOENIX (ARIZONA, USA), lentement et sans un bruit dans la nuit du 13 mars 1997 par un engin en forme de V aux dimensions tellement impressionnantes que les témoins qui ont été survolés directement diront « qu’il cachait à leur vue le ciel étoilé ». Des milliers de citoyens paniqués ont appelé la police, les pompiers, la base aérienne tout proche. Des centaines de personnes ont pu filmer l’évènement simultanément, à différents endroits de la ville : mais dans le noir de la nuit, seules des lumières apparaissaient et formaient le contour de l’appareil.

Une panique a commencé à naître, panique accentuée par les explications cafouilleuses de l’armée, qui d’abord a indiqué qu’aucun de leurs appareils ne volait cette nuit là, avant finalement de dire qu’en fait, si, et qu’ils faisaient des manœuvres aériennes (la nuit …) au dessus de la ville (….), et qu’ils ont lancé (…) des fusées éclairantes (…) ce qui expliquait les lumières dans le ciel.

Finalement, c’est le gouverneur de l’Arizona qui a réussi à éteindre l’incendie en convoquant la presse pour leur présenter « le responsable de ces troubles » : et il a fait monter sur scène un individu grimé en « extra terrestre » qui a fait le pitre quelques secondes, sous les rires de toute la salle. A partir de ce moment, continuer à parler de l’affaire, c’était être associé au ridicule de la situation : l’emballement médiatique s’est arrêté là au grand désespoir des milliers de témoins qui ont vu l’engin, et qui n’avaient pas du tout envie d’en rire. Ils continuent de dire encore aujourd’hui : « I know what I saw » (je sais ce que j’ai vu) : c’est le titre du reportage.





L’affaire se serait arrêtée là si vingt ans plus tard, retiré des affaires, le gouverneur en question n’avait officiellement admis qu’il avait intentionnellement ridiculisé l’affaire pour éviter une panique générale, en Arizona, ou dans le monde. Et de confirmer : oui, cette nuit là, quelque chose d’énorme a survolé la ville d’Arizona, et personne ne sait encore ce que c’était.

D’énormes enjeux
Peu d’évènements sont de nature à bouleverser en quelques heures la civilisation humaine. Les attaques du 11 septembre ont réussi à faire trembler le monde : il y a un « avant 11 septembre » et un « après 11 septembre ». Mais malgré cela, elles n’étaient pas de nature à provoquer un séisme planétaire et une remise en question de l’ensemble de l’humanité.

Le changement climatique va changer beaucoup de choses, mais sur plusieurs années. Les seuls évènements qui peuvent tout changer en quelques heures, ce sont des catastrophes gigantesques, causées par l’explosion soudaine d’un des supers volcans de la planète (celui sous le parc Yellowstown pourrait faire énormément de dégâts aux USA, et sur la planète), ou par le choc avec une météorique géante (de type géo croiseur – comme celui qui nous a frôlé en 2001, sans que personne ne le voit arriver, en passant à 4 millions de km de la terre, autant dire qu’à l’échelle cosmique, on a senti le vent du boulet).

La rencontre confirmée avec une civilisation n’ayant rien de terrestre, pourrait aussi avoir des conséquences incalculables sur l’ordre établi. Un site a énuméré les 65 raisons qui expliquent qu’il ne serait pas prudent de divulguer cette information au monde, et chacune d’entre elles est assez pertinente.

Il y a bien entendu des raisons religieuses ; quand on réalisera que, dans les récits qui font la genèse des principales religions, la plupart font référence à des « dieux » qui descendent du ciel sur un char lumineux, le doute sera posé dans les esprits. Nos ancêtres auraient ils appelé « manifestations divines » ce que nous appelons communément aujourd’hui « OVNI » ?

Mais le plus gros changement, ce sera sur notre positionnement sur terre, et dans l’univers. Nous sommes aujourd’hui au sommet de l’échelle de l’évolution. Aucun animal de la terre ne peut rivaliser avec nous : seules les forces de la nature peuvent nous contraindre et nous menacer. Aucun animal n’a la capacité de nous mettre au pas, de nous asservir.

Et soudain, voici qu’une civilisation visiblement largement plus avancée se présenterait à nous. Une civilisation dont l’avancée technologie incontestable, pourrait lui permettre potentiellement de prendre l’ascendant sur nous, si c’était sa volonté.

A chacun sa théorie
J’ai conscience d’aller vite en besogne. Associer OVNI et civilisation extra terrestre reste une hypothèse non confirmée. D’ailleurs, les personnes qui, comme moi, s’intéressent au sujet ne parlent plus d’OVNI (Objets Volants Non Identifiés) mais de PANE (Phénomène Aérien Non Expliqué) ; on laisse un doute sur la nature de ce qui est observé : objet, ou autre chose (naturel, pourquoi pas ?).

Mais dans l’hypothèse d’une origine non terrienne, il resterait à comprendre la raison de ces visites et leurs intentions. Sur ce point, chacun a sa théorie sur ce sujet, chacun a ses convictions. Moi, je me contente de constater les faits et d’en tirer des hypothèses.

Ce que je constate, c’est qu’il y a toujours eu des manifestations de type « OVNI » à toutes les époques depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, mais qu’elles n’ont jamais été aussi nombreuses que depuis les premiers essais nucléaires américains, au cours de la seconde guerre mondiale. Certains anciens militaires (généraux, colonels, …) révèlent d’ailleurs aujourd’hui d’anciennes visites « impromptues » de sites nucléaires militaires par des phénomènes lumineux d’origine inconnue. De plus, il n’est pas rare que les premiers vols de nos appareils aériens ou aérospatiaux de nouvelle génération fassent l’objet d’observations impromptues. L’un des premiers vols du Concord en a fait les frais, mais aussi les premiers vols spatiaux selon les témoignages de quelques anciens astronautes aujourd’hui en retraite et qui n’ont plus de carrière à sauvegarder.

Changeons les rôles et imaginons que nous ayons une parfaite maîtrise des voyages vers la lune.

Imaginons que nous découvrions sur cette petite planète l’existence d’une civilisation primitive, mais qu’au fil de nos visites discrètes, nous nous apercevions que leur niveau technologique évolue à grande vitesse. Imaginons que nous découvrions que cette civilisation est hargneuse, guerrière, qu’elle n’hésite pas à s’entre tuer pour diverses raisons, et qu’elle semble éprise de conquête, comme Christophe COLOMB découvrant l’Amérique et se l’appropriant comme si personne encore ne l’habitait avant lui.

Enfin, imaginons un jour que depuis notre bonne vieille terre, nous détections un essai d’explosion nucléaire sur la lune : l’une des premières explosions maîtrisées par les habitants de la lune et que parallèlement, cette petite civilisation maîtrise de mieux en mieux les technologies spatiales. Dès lors, nous serions amenés à multiplier nos missions de reconnaissance, notamment à chaque essai d’un nouvel engin spatial, histoire d’évaluer leur capacité à nous atteindre un jour. Et si cette petite civilisation se trouvait un jour capable de nous atteindre et de nous menacer, que déciderions-nous, à titre préventif ?

J’ai tendance à penser que nous sommes un peu dans cette situation. Sous surveillance depuis toujours, mais en surveillance rapprochée depuis le début de l’ère nucléaire. Pour une civilisation plus évoluée que la notre, nous sommes certainement des enfants turbulents, agressifs et dangereux qui jouons avec les allumettes du feu nucléaire. Ils nous surveilleraient, non pas pour nous protéger de nous-mêmes comme le pensent certains ufologues, mais pour évaluer le risque pour eux.

A mon avis, le jour du premier contact sera le jour où nous aurons dépassé une certaine limite qui mettrait leur propre sécurité en jeu, comme par exemple la découverte d’une technologie spatiale révolutionnaire (basée sur l’anti gravité) capable d’aller leur rendre nous même visite. Reste à savoir comment tout cela se terminerait.

En conclusion
Vous seriez en droit de penser que je suis le premier convaincu de mes propos. Il n’en est rien. A chaque fois, je me dis que tout ce sujet est ridicule et que je suis bien crédule d’accorder quelques crédits à toutes ces histoires.

Et puis, quand je retombe sur un reportage ou sur l’interview de pilotes de ligne, de chasse, de militaires et d’astronautes, quand j’apprends que tel nouveau pays (dernièrement, le Brésil) ouvre ses dossiers classifiés sur les manifestations aériennes inexpliquées et qu’ils regorgent de milliers de témoignages, je me dis : et si c’était vrai ?




jeudi, mars 19, 2009

La chasse aux antennes relais est ouverte

Il se passe en ce moment des choses très intéressantes. Il y a quelques semaines, pour la première fois, un tribunal a condamné un opérateur de téléphonie mobile à démonter une antenne relais pour cause de « principe de précaution »..C’était une première : jusque là, toutes les demandes avaient été déboutées par manque d’informations scientifiques fiables pour lever une alerte sur un éventuel risque sanitaire imminent.

Cette première condamnation ouvre la porte à d’autres procès du même genre avec à la clé de nouvelles condamnations. Certaines sont déjà tombées depuis, comme le démontage de trois antennes de l'opérateur ORANGE.

Si le rayonnement électromagnétique et ses effets à moyen / long terme est un vrai sujet de veille sanitaire, la manière de répondre à ces craintes par cette condamnation par « principe de précaution » soulève quelques remarques que je vais me faire un plaisir de vous exposer.

Le beurre et l'argent du beurre

Nous avons tous du mal à accepter qu'il puisse exister des mauvais côté à nos plaisirs. De plus en plus, nos concitoyens veulent le beurre, et l'argent du beurre. Ils veulent du service et du plaisir "safe" sans aucun risque, comme faire du ski hors piste, escalader le mont blanc en tongs ou se baigner dans une mer démontée, mais sans risquer d'y laisser sa peau. Ils attendent que les pouvoirs publics soient là pour empêcher le drame, mais surtout pas pour les empêcher de prendre des risques inconsidérés.

De la même manière, on rage contre les projets immobiliers qui défigurent les côtes françaises, mais on va en vacances dans un appartement face à la mer. On peste contre les embouteillages mais on préfère la voiture aux transports en commun. On enrage contre les antennes téléphoniques, mais on veut pouvoir téléphoner, partout, et quand on veut.

Et quand le réseau d'un opérateur téléphonique tombe en panne, comme ce fut le cas pour Bouygues Telecom en novembre 2004, les usagers menacent l'entreprise de procès pour dommages et intérêts pour couvrir le préjudice moral qu'ils ont eu à subir dans leur vie professionnelle et personnelle. D'un service au public, la téléphonie mobile est devenue un « service public »

Si les citoyens sont de plus en plus nombreux à s'élever contre les antennes relais, paradoxalement, rares sont ceux qui ont conscience que ces antennes sont indispensables à la téléphonie mobile. Car la première conséquence de ces condamnations est bien entendu la perte totale de couverture dans les zones incriminées. Chaque antenne retirée, c'est potentiellement plusieurs milliers d'usagers qui ne peuvent plus utiliser leur téléphone. Et les procès ne font que commencer. A chaque procès perdu, ce sera un trou supplémentaire dans la couverture des clients des opérateurs.

Et encore, la justice devrait être beaucoup plus sévère ! Car lorsqu’une antenne est jugée « dangereuse », pourquoi est-ce qu’un seul opérateur est condamné à la démonter ? La même zone est couverte par au moins trois opérateurs (bientôt quatre : bonne chance au nouveau !) , en utilisant des technologies similaires ; si on suit la logique jusqu’au bout, il faudrait que toutes les antennes qui couvrent cette zone soient éteintes, tous opérateurs confondus. Et pour être encore plus logique, ce sont toutes les antennes qu’il faudrait arrêter : si l’une des milliers d'antennes qui couvre la france est jugée dangereuse, toutes le sont également.

Mais ce que le public ne sait pas toujours, c'est que les opérateurs sont tenus par l'état de garantir une couverture de la population. Plus de 95 % de la population doit être couverte : c'est une condition à respecter pour conserver la licence. Pire, le téléphone étant devenu un moyen pour alerter les secours, les « trous » de couverture dans les zones urbaines ne sont plus envisageables.

Aujourd'hui, en 2009, on trouve tout à fait naturel qu'il soit possible de passer une communication téléphonique depuis n'importe point en ville. Seulement voilà : si toutes les antennes sont retirées les unes après les autres, comment les opérateurs seront-ils capables de remplir cette mission ? Si un jour, un usager ayant un besoin d'appeler les secours se trouve dans un de ces fameux « trous de couverture » créés par voie de justice, pourra-t-il attaquer l'opérateur en lui reprochant de ne pas avoir su assurer le service que l'on attend de lui ? Pourra-t-on reprocher à un opérateur la mort d'un homme parce que le témoin d'un accident n'avait pas de réseau au moment d'appeler les secours ?

L'homme n'a peur que de ce qui lui est imposé

Comme tout le monde, je m’interroge sur les effets à long terme des rayonnements électromagnétiques induits par ces antennes relais. C'est une vraie question, car on est passé d'un monde sans quasiment aucun rayonnement, à un monde dans lequel on baigne littéralement dans les ondes. Pensez un peu : je suis né en 1970. A cette époque, les seules ondes émises sont celles de la télé (trois chaines maxi), la radio, potentiellement les radio amateurs qui avaient d'immenses antennes dans leurs jardins, et que les voisins attaquaient en justice parce que ça brouillait leur réception télé. Trente ans plus tard, il y a la téléphonie mobile, le micro onde, la wifi, et j'en passe. Trente années, ce n'est pas suffisant pour avoir un recul sur les effets sanitaires à long terme.

Mais ce qui me gène dans cette décision de justice, c’est que la condamnation ne s’appuie sur aucun fait sanitaire avéré. L’état dit que la téléphonie mobile est sans danger, et par cette condamnation, la justice dit le contraire.Mais ce qui me fait plus réagir encore dans cette affaire, c’est l’énergie que mettent les parties civiles dans ce combat contre un risque pour l’instant virtuel, alors que des risques sanitaires beaucoup plus évidents ne mobilisent pas les foules.

Il faut bien se rendre à l'évidence : l'homme n'a finalement une peur bleue que des choses qui lui sont imposées. Tous les risques qu'il s'inflige à lui-même ne l'inquiètent jamais. Pire, il râle si on essaie de l'empêcher de prendre des risques inconsidérés.

Le public râle contre les fichiers informatiques du gouvernement, et s'insurge contre ce fichage en règle de leur vie privée. A chaque fois, ça fait la une des journaux : politiques et associations s'en mêlent, et les polémiques enflent. Mais dans le même temps, de plus en plus de citoyens exposent leur vie publique sur des sites Internet de type Face Book ! Et ironie de la chose : ces sites sont aujourd'hui une aide précieuse pour la police lorsqu'ils font une enquête. C'est un outil inespéré pour connaître les amis d'un individu, ses relations, les groupes auxquels il appartient, ses convictions. Une source d'information dont la police elle-même n'aurait jamais osé mettre en place !

Mais le meilleur exemple, c'est le scandale de l'amiante. Des millions de personnes ont vécu plus ou moins à proximité de cette matière dont la nocivité était connue depuis des années. La conséquence de cette exposition : des centaines de milliers de morts directement ou indirectement, à plus ou moins moyen terme. Un scandale indiscutable, à mettre sur le compte de la cupidité et de la bêtise des industriels, et qui est un drame humain effroyable. Dès que des personnes apprennent qu'elles travaillent dans un milieu amianté, c'est immédiatement une levée de bouclier, et des recours en justice, et c’est parfaitement justifié.

Mais pourtant, le drame de l'amiante n'est rien par rapport à un autre drame sanitaire qui couve toujours en silence. Un risque sanitaire qui nous expose tous, et qui a provoqué (le saviez-vous ?) au cours du vingtième siècle plus de morts que l'ensemble des deux guerres mondiales, celles de 1914/1918 et celle de 1939/1945 cumulées.

Je veux parler bien sûr du tabac. En moyenne, on estime qu'un fumeur sur deux sera victime de sa consommation. C'est effrayant. Et pourtant, malgré cela, les fumeurs fument toujours et le tabac est toujours en vente libre. Quid du principe de précaution ? Pourquoi le public ne tremble-t-il pas devant ce risque connu et quantifié ? Comment fait un fumeur pour ne pas penser, à chaque bouffée, à cette minute funèbre où un médecin bien gêné devra lui annoncer qu'il a gagné à la loterie du tabac, et que le gros lot sera un cancer qui risque de le terrasser ? Et enfin la question qui me taraude le plus : parmi ceux qui se battent contre les antennes relais, combien y a-t-il des fumeurs ?

... peur de ce qui est le plus visible...

Les antennes relais cristallisent toutes les peurs des populations, et toute leur colère. Il est beaucoup plus simple de montrer du doigt ce totem moderne et de l’accuser de tous les mots que de remettre en question sa propre responsabilité dans l’usage que l’on fait de la téléphonie mobile (voir le chapitre « précaution d’usage »).C'est que ces antennes sont tellement visibles, même quand on essaie de les cacher ! Elles sont plantées là, bien droites, presqu'obscènes, au dessus des maisons donc au dessus des lois, comme des étendards de ces grands opérateurs mobiles accusés de tous les maux. Un peu comme des oreilles qui épient nos pensées.

Vous ne vous sentez peut-être pas concernés parce que vous n'en avez pas une bien visible en face de chez vous ? Mais regardez votre téléphone mobile : vous avez « toutes les barrettes » ? Vous vous félicitez de l'excellente réception? Même, vous "crânez" devant vos copains en montrant que VOTRE opérateur est meilleur que le leur, parceque vous recevez mieux ??Alors c'est qu' ELLE est là, invisible, quelque part. Il y a en même certainement plusieurs. Mais vous n'y pensez pas, parce que vous ne la voyez pas.

J'ai fait moi même le test en me connectant sur le site CARTORADIO: en tapant le code postal de ma ville, je me suis rendu compte que notre immeuble était sous le feu de plusieurs antennes très discrètes. Je ne me sentais pas mal avant ; je ne suis pas plus malade après avoir eu cette information.

Ce n’est pas le cas pour tout le monde. Des personnes inquiètes appellent souvent les techniciens des opérateurs téléphoniques pour se plaindre des antennes relais installées devant chez elles. Une vieille dame a un jour fait cette démarche, pour se plaindre de maux de tête depuis l'installation dans son quartier d'une antenne relais. Les techniciens l'ont laissée tranquillement décrire ses symptômes avant de lui apporter un fait dont elle n'avait pas encore connaissance : le pilonne était dressé, certes, mais l'installation n'était pas encore alimenté électriquement. L'antenne ne fonctionnait pas, et n'avait encore jamais fonctionné !

Le rayonnement électromagnétique en question

J'ai appris une chose en préparant cet article : jusqu'à récemment, il n'existait pas de matériel assez miniaturisé pour permettre de mesurer l'exposition électromagnétique d'un individu. Les appareils qui existaient étaient lourds et encombrants ; ils ne pouvaient que difficilement quitter les laboratoires.Depuis peu, il existe maintenant des appareils miniaturisés que l'on peut porter à la ceinture comme des dosimètres de radiation. Ces appareils permettent de tracer les rayonnements rencontrés au cours de la journée, et il y a des surprises.

Mis au ban des accusés, les antennes relais de téléphonie mobile ne sont pourtant pas les plus grandes sources de rayonnement électromagnétique au sein des foyers Sont également de fortes sources : les micro ondes (attention aux vieux modèles) dont il faut se tenir à l'écart lorsqu'ils fonctionnent, les antennes de diffusion de télévision (je plains les parisiens qui paient des fortunes pour habituer dans les environs de la tour eiffel), les téléphones fixes sans fil DECT qui ont l'air si inoffensifs, et pourtant.

Il y a aussi bien entendu LE téléphone mobile qui émet, même quand on ne l'utilise pas. Voyez mes recommandations dans ce domaine.Et enfin, le fin du fin, il y a le WIFI.

Le wifi : le petit oublié des grands combats

Quand nous sommes arrivés dans notre nouvel appartement en 2003, l'une des premières actions que j'ai faites a été d'installer ma "BOX" internet, en activant bien entendu la WIFI. A l'époque, je m'en souviens encore très bien, il n'y avait que deux autres sources WIFI dans le voisinage. Je pouvais les voir sur le "radar" de notre ordinateur portable, un logiciel qui repère les réseaux, et les affiche en fonction de la puissance du signal : plus le signal est fort, plus la source est proche de l'ordinateur placé au centre du dessin.

Depuis, je n'avais plus jamais refait l'expérience. Mais conscient du fait que le WIFI peut s'avérer néfaste, mon épouse et moi avions décidé il y a un an environ d'éteindre systématiquement la BOX lorsque nous n'en avons pas besoin, histoire de réduire le rayonnement. Mais ce n'est pas un comportement très courant : les BOX WIFI servent maintenant à plusieurs choses comme la télévision, la téléphonie fixe. Ces BOX sont donc censées être continuellement sous tension. Jamais elles n'arrêtent donc d'émettre, un peu comme les antennes relais. Sauf que c'est dans votre salon.

Dans le cadre de cet article, je me suis dit qu'il doit bien avoir deux ou trois réseaux WIFI supplémentaires dans les environs, et que ça illustrerait bien le fait que nous "baignons" de plus en plus dans les rayonnements électromagnétiques.J'ai donc lancé le "radar" et là ... je suis tombé de ma chaise.

La cartographie de la couverture WIFI de notre appartement : chaque rond = une source d'émission !!!

Ce n'est pas cinq, ni dix, ni quinze sources WIFI qui couvrent notre appartement, mais bien ... vingt six en tout et pour tout ! Autant je ne suis pas inquiet par le rayonnement des antennes relais, autant le fait de découvrir que nous sommes couverts par vingt six sources WIFI me pose un vrai problème.

L'impact des rayonnements électromagnétiques : le grand inconnu

Dans un excellent article du magasine « SCIENCE ET VIE » du mois de janvier 2009, j'ai découvert ce que tout le monde sait déjà : à savoir qu'on ne sait encore rien sur les effets des rayonnements électromagnétiques sur le corps humain. Aucune étude n'arrive à déterminer s'il existe une dose maximale, si une exposition de 2 heures est pire ou moins grave que deux expositions consécutives d'une heure.Un doute existe sur une espèce de « cumul » des doses reçues par le corps. Si ce cumul dépasse la capacité d'absorption du corps, celui ci pourrait réagir et développer des symptômes. C'est peut-être ce que ressentent les nouveaux « allergiques » aux rayonnements électromagnétiques, un mal reconnu dans plusieurs pays, mais pas en France.

Est-ce que les rayonnements ont un effet sur le corps ? Certainement oui. Est-ce dangereux, voir mortel ? C'est tout le débat. Et c'est ce qui est gênant dans le démontage des antennes : c'est que la justice décide sans disposer de moyens pour juger !

Téléphonie mobile : précautions d’usage

Tout produit de consommation indique des précautions d’usage. Sur les bouteilles d’alcool, on rappelle que les femmes enceintes ne doivent pas boire, et que l’abus d’alcool est dangereux. Sur les paquets de tabac, on indique carrément que « fumer tue ». Quand on achète un véhicule, on connaît les précautions d’usage : c’est le code de la route. Bref, tout produit de grande consommation mal utilisé comporte un risque sanitaire si le consommateur en fait mauvais usage.

La téléphonie mobile n’échappe pas à la règle. Mais pour le moment, on ne voit pas encore un gros signe collé sur les téléphones "téléphoner donne le cancer", fort heureusement. Pourtant, un téléphone mobile mal utilisé, trop utilisé, comporte des risques sanitaires à moyen terme, direct ou indirect, ne serait-ce que par le réchauffement au niveau de l’oreille.Il y a des précautions à prendre.

La plus grande précaution, c'est déjà de ne pas téléphoner en conduisant, tout simplement parce que ça monopolise votre attention, et qu'il a été prouvé que cela multiplie par 5 le risque d'accident. On le dit, on le répète, mais ça n'empêche pas nos concitoyens de continuer à passer leur coup de fil en conduisant.

De plus, téléphoner dans un véhicule augmente la puissance du rayonnement électromagnétique puisque le téléphone a plus de difficultés pour trouver l'antenne : paradoxalement, ce fait presque anecdotique fera plus peur à l'usager que le risque d'accident, dont l'issue peut être la mort de soi ou d'un piéton !

L'autre précaution est de veiller à choisir un téléphone ayant un indice DAS (absorption par le corps) le plus bas possible. Là encore, les usagers sont beaucoup plus intéressés par les fonctionnalités du téléphone et par son look plutôt que par son indicateur DAS. Pourtant, les mêmes usagers auront certainement plus de craintes sur la présente des antennes relais dans leur quartier, que de la capacité de leur cher mobile à réduire les rayonnements électromagnétiques.

Il faut également veiller à ne pas conserver son téléphone allumé près de son oreiller, la nuit. S'il est allumé, même si vous ne téléphonez pas, le mobile continue de dialoguer avec l'antenne pour signaler sa présence. Vous êtes donc soumis à un rayonnement permanent. J'ai rencontré dernièrement une ado qui dormait avec son téléphone SOUS son oreiller, en permanence allumé. Pour le peu que la chambre soit mal couverte par une antenne, le téléphone va émettre en pleine puissance toute la nuit. Voilà qui est paradoxal : dans ce cas, mieux vaut que la maison soit bien couverte par une antenne relais pour éviter que le téléphone n'émette à pleine puissance à chaque appel.

Soyez fermes sur les demandes de téléphone de vos jeunes enfants. Plus ils sont jeunes, plus leur corps et en particulier leur cerveau sont sensibles aux rayonnements. De façon générale, les jeunes enfants ne doivent pas utiliser les téléphones mobiles.

Enfin, et c'est le meilleur conseil, n'oubliez pas d'utiliser les kits oreillettes pour passer vos coups de fil. ET BIEN SUR, évitez les kits "main libres" sans fil en blutooth qui vous transforment en ROBOCOP. Ces appareils émettent des rayonnements, eux aussi. Imaginez si vous gardez l'engin à votre oreille des journées entières !!

Ces conseils sont connus de tous, mais pourtant, peu de personne les suivent scrupuleusement. Malgré les multiples émissions télévisuelles sur ces sujets, il reste encore beaucoup de parents qui cèdent aux demandes des jeunes enfants, et qui obtiennent un téléphone mobile. Comme pour le tabac, les consommateurs connaissent les précautions mais ne les suivent pas forcément. Ce serait pourtant idiot de rejeter tout le risque de la téléphonie mobile sur les antennes sans suivre un minimum les précautions d'usage de l'appareil que l'on colle à quelques centimètres du cerveau, et qui constitue le risque d'émission principal.

Paradoxalement, on oublie le risque que pose notre cher téléphone, pour se concentrer sur l'antenne inesthétique que l'on voit dans la rue.

Le principe de précaution en question

Il y a souvent une disparité incroyable entre le risque réel et l'émotion suscitée au sein de la population par ce risque. La crise de la grippe aviaire il y a quelques années en a été un bon exemple. La consommation de poulets a chuté vertigineusement tout simplement parce que nos concitoyens avaient peur d'attraper la grippe aviaire. Pourtant, le risque sanitaire était proche du zéro absolu ! Si tant est qu'un poulet grippé ait pu s'infiltrer dans le circuit de distribution, sa cuisson éliminait radicalement le risque ! Et pourtant, j'ai connu des fumeurs qui avaient cessé de manger de la volaille, sans jamais arrêter de fumer leurs clopes !

Je vais aller dans le sens du principe de précaution en donnant des idées des prochains combats. Si il n'est pas encore prouvé que la téléphonie mobile rend malade, et encore moins que cela peut causer une mortalité, il y a d'autres sujets qui méritent qu'on parte en croisade, parce que, pour ces sujets, il existe des chiffres, et les morts se comptent en dizaines de milliers chaque année. Prenez des notes, et appelez votre avocat :

En application du principe de précaution...

  • ... faites interdire la vente de tabac : plus de 65 000 morts chaque année en France. Malgré l'interdiction de fumer dans les lieux publics, vous pouvez toujours croiser un fumeur et respirer une fumée nocive pour votre santé. N'oubliez pas que le tabagisme passif tue aussi. Que diriez-vous si un inconnu saupoudrait de la poussière d'amiante autour de vous ? Pour éviter de croiser un fumeur, le plus simple est d'interdire le tabac !
  • ... faites interdire l'alcool : plus de 45 000 morts chaque année en France imputables à l'alcool. L'alcool est un fléau qui touche les français de plus en plus jeunes. C'est un risque sanitaire majeur : il faut donc interdire l'alcool ;
  • ... faites interdire les voitures dans nos villes : plus de 4500 morts chaque année sur les routes de France. Imaginez donc que des voitures circulent juste en face de vos portes de maison. C'est bien trop dangereux : faites appliquer le principe de précaution et faites stopper la circulation au moins dans votre rue ;
  • ... faites interdire le gaz de ville, les passages à niveaux, les manèges sur les fêtes forraines, j'en passe et des meilleurs : tous les ans, des morts. Au moins là, on sait qu'il y a un vrai danger immédiatement chiffrable ;

Et je parlerai même pas de toutes les autres choses qui ne provoquent pas la mort, mais qui sont dangereux pour la santé : les MP3 qui détériorent l'audition des jeunes, les fastfoods qui bouchent vos artères, les déodorants et autres savons qui contiennent des produits toxiques et cancérigènes (aluminium), les parfums d'intérieur qui polluent votre atmosphère sous couvert de senteur printanière, les produits OGM dont on ne sait encore rien, les boissons énergisantes dont les jeunes rafolent mais pour lesquelles il y a de fortes présomptions de risques importants ...

Le sujet qui m'inquiète le plus (parce que je vais être jeune papa) : les biberots au Bisphénol A (les incassables) soupçonnés de dérégler le système hormonal des jeunes enfants. Un produit carrément interdit au CANADA, mais pas encore en FRANCE. Etrange. Mais le plus marrant, c'est un professeur de médecine qui l'explique : "J'ai vu des parents très inquiets pour avoir donné à manger à leur bébé avec ce type de biberon, et qui vont ensuite dans leur voiture fumer en présence de leur bébé, sans comprendre que l'intoxication est bien pire". On ne changera pas les hommes !

Epilogue

Un jour, un ami voulait avoir mon avis sur la téléphonie mobile et ses dangers. Il m'avait dit « à ton avis, est-ce qu'on risque de développer un cancer du cerveau à cause du téléphone mobile ? ».

Au moment où il me demandait ça, il était en train de fumer sa cigarette. Je lui avais répondu : « à cause du téléphone, j'en sais rien, mais je peux te prédire que tu as une chance sur deux de mourir d'un cancer à cause de ta cigarette, et ça, c'est prouvé ».

J'ai senti que ma réponse l'avait blessé. Un peu comme si il avait pensé que je me moquais de ses craintes, et que je sous estimais le risque dû au rayonnement électromagnétique, puisque lui, il pense que fumer ne comporte aucun risque. Je ne le sous estime pas, mais je considère que le risque que lui faisait courir sa cigarette était bien plus grand, et surtout, prouvé depuis longtemps.

Nous vivons aujourd'hui les yeux rivés sur les dangers les plus visibles et les plus médiatisés sans voir les autres dangers plus évidents, et bien plus mortels. Un peu comme si nous avions les yeux rivés sur un petit pétard qui pourrait nous blesser, alors qu'une bonbonne de gaz s'apprête à exploser à côté de nous et nous déchiqueter.

Certains dangers sont socialement acceptés. Tout le monde accepte l'idée de mourir du tabac. On en rit presque : "il faut bien mourir de quelque chose" répondent les fumeurs à leur médecin. Ils disent cela avant de découvrir qu'ils ont un cancer et d'implorer qu'on les sauve.

D'autres dangers, moins importants, ne sont pas acceptés par la société, même si les risques sont bien moins grands. Ce que montre cette condamnation de démontage d'antenne, c'est que la justice suit finalement la vague des craintes de la population, et y répond en condamnant.

Si elle ne le faisait pas et qu'un jour on découvre que 500 morts sont imputables chaque années en France aux rayonnements électromagnétiques (sous entendus dûs aux antennes, alors qu'il y a d'autres sources), la justice pourrait être mise en cause. C'est peut-être ce qu'elle essaie d'éviter en invoquant ce fameux principe de précaution.

dimanche, mai 18, 2008

Voiture propre

Il y a dans le monde des choses incompréhensibles. L’attitude de l’humanité face au problème énergique en général et surtout face au problème environnemental en particulier en fait partie.

Les hommes ont du mal semble-t-il à adopter une attitude responsable face au problème, et à agir dans le bon sens.La bonne volonté individuelle de chaque individu atteint sa limite. Il arrive un moment où la volonté doit être aussi du côté des gouvernements et des industriels pour apporter une vraie réponse politique et technologique.

Mais l’appât du gain reste le frein essentiel. Et nous ne parlerons pas ici des pays en voie de développement à qui nous, pays riches, donnons de belles leçons après avoir copieusement pillé les ressources de la planète.
La technologie actuelle des voitures automobiles reste aujourd’hui une hérésie. Nous savons que le pétrole deviendra une ressource rare et chère. Nous savons également que tous ces millions de pots d’échappement polluent la planète, mais nous persistons dans cette voie. Etrange.

D’autant plus étrange qu’il semble évident que des solutions existent. Pour autant, nous voyons qu’il y a une sorte d’inertie incroyable à les mettre en œuvre. On entend ici et là parler de prototypes de voitures électriques, à hydrogène, voir même de voitures à air comprimé mais ces engins restent éternellement à l’état de prototype. Ils ne sont là que pour donner une belle image « verte » à un constructeur automobile qui souhaite surfer sur la vague de l’écologie.

Pourtant, dans les années 1960, il n’a fallu que quelques années aux Etats-Unis pour envoyer des hommes se balader sur la lune, et ce, à plusieurs reprises. Dix ans avant, leurs fusées ne parvenaient toujours pas à quitter le sol sans faire de beaux feux d’artifice. Dans les dernières missions APOLLO, les astronautes se pavanaient sur le sol lunaire au volant d’une voiture… électrique.Plus de quarante années plus tard, les voitures américaines n’ont pas fait de grands progrès. Un américain que nous connaissons nous avait montré le moteur de son 4x4 chevrolet de 1995 : le moteur était le même que sa belle voiture de sport, une ancienne Corvette de 1955 !

Pourtant, qui s’en souvient… La voiture électrique semblait être promise à un bel avenir, à la fin du 19ième siècle ! En 1899 très exactement, une voiture électrique appelée « la Jamais contente » battait le record de vitesse en roulant à plus de 100 kilomètres / heure. Elle était équipée de batterie Fulmen et de moteurs électriques. Un siècle plus tard, plus de 110 ans après cet exploit très exactement, on essaie de nous faire croire que faire rouler une voiture à l’électricité reste encore un défit technologique impossible à relever. Après plus d’un siècle de découverte, de voyages spatiaux, d’explosion de l’informatique et des nouveaux matériaux. Difficile à croire.


La voiture exposée au musée de Compiègne




Pour comprendre, il faut dire que le pétrole, c’est un marché juteux pour tout le monde.

Pour les industriels d’abord, dont les grandes compagnies ont tout intérêt à faire enterrer les projets qui pourraient leur nuire, et ils ne s’en privent pas. Les Bush et compagnie n’ont sur ce point aucun intérêt à développer les énergies propres dans leur propre pays, puisque leur famille a fait fortune dans l’exploitation du pétrole. Un américain que nous connaissons à Phoenix nous avait d’ailleurs raconté qu’une société s’était lancée dans la location de voitures électriques et que l’affaire tournait bien jusqu’à ce qu’elle soit rachetée par un groupe pétrolier, et … liquidée prestement !

C’est aussi un excellent marché pour les gouvernements qui touchent de superbes taxes sur les carburants. Retirer cette manne et les comptes plongeront rapidement (encore plus) dans le rouge ! Impossible donc de vraiment encourager les énergies propres, et les véhicules électriques sans se tirer une balle dans le pied.

Au final, nous restons donc avec nos véhicules polluants, dans un monde que nous méritons puisqu’il est le résultat de tous nos comportements et de nos choix. Nos choix de consommation, comme nos choix politiques.

Restent quelques espoirs, tout de même.
  • Toyota commercialise depuis plusieurs années une voiture hybride électrique / essence sous le nom de PRIUS. C’est une vraie réussite, mais ce qui est troublant, c’est qu’ils restent les seuls sur ce créneau, alors que d’ordinaire, les concurrents se précipitent sur les niches commerciales. Que se passe donc t-il pour qu’il y ait tant d’inertie ?
  • En 2009 sera probablement commercialisée une voiture entièrement électrique, d’une autonomie de 250 km avec des batteries révolutionnaires chargées en 5 heures sur une prise normale. Cette voiture appelée "blue car" est née de la volonté du groupe BOLLORE, qui compte bien ouvrir la voie dans le domaine. Ils ont d’ailleurs eu beaucoup de mal à la sortir. Problème, elle restera chère (plus de 20 000 euros) pour une voiture qui ne sera pas plus grande qu’une Twingo.
  • Enfin, un inventeur Français a conçu un moteur à air comprimé qui pourrait être promu à un bel avenir. Jusqu’à peu de temps, tous les constructeurs français de voitures se moquaient de lui, très ouvertement, jusqu’à ce que le groupe Indien lui achète les brevets. Et là, ça ne fait plus rire.

Bref, on le sent bien, faire rouler des voitures sans essence, ce n’est pas dans l’intérêt des industriels et des gouvernements. Au-delà des belles paroles, il reste les faits, et dans ce domaine, ils sont éloquents sur l'absence de volonté de sortir de cette impasse.

mardi, mars 18, 2008

Pouvoir d'achat et qualité

Aujourd’hui, il est beaucoup question de pouvoir d’achat. Mais bizarrement, personne ne parle de la qualité. Depuis quelques mois, je fais un étrange constat : non seulement les prix montent, mais la qualité baisse. Voici quelques exemples parlant.

Eté 2005 : l’un de nos deux parasols de plage meurt de sa belle mort. Je vais au commerçant du coin en acheter un autre en urgence. Pour 40 euros, j’ai un beau parasol de belle facture, made in France. Eté 2006, le second parasol nous lâche à son tour ; je retourne chez le même commerçant et lui achète les yeux fermés un parasol de même gamme de prix. Déjà, ce n’est plus 40 euros, mais 55 euros. Arrivé sur la plage, surprise : l’étui de pastique se déchire, la toile est de piètre qualité, et les baleines semblent être en plastique tordu ! Je cherche l’étiquette : made in China.

Mai 2007 : je vais chez BRICE m’acheter mes deux costumes annuels. Je suis un client fidèle : les costumes y sont corrects pour un prix raisonnable. J’achète mes deux costumes, et les ramène tout content. Premier jour, je me rends compte que la braguette du premier pantalon ne se remonte pas jusqu’en haut : elle est cousue trop près du métal. Au bout d’une semaine, un collègue me fait remarquer discrètement que l’on voit ma cuisse : la couture du côté d’une jambe s’est cassée, et le pantalon s’ouvre sur le côté ! Quelques jours après, ce sont deux boutons qui tombent. A la boutique, je fais admettre à la vendeuse que BRICE a du forcément changer de fournisseur. Elle me confirme que c’est le cas, et que le nouveau fournisseur est… asiatique.

Septembre 2007 : notre pommeau et tuyau de douche meurent de leur belle mort. L’ensemble était d’origine, et nous sommes dans notre logement depuis plus de quatre années. Nous partons chez BRICORAMA acheter un ensemble. Notre choix s’arrête sur un superbe pommeau marqué « économique » en eau, qui est dans la gamme supérieure. On comprendra après ce que cela signifie : il ne sort du pommeau qu’un petit filet d’eau, ce qui réduit forcément la consommation d’eau, mais ne permet pas de se doucher. Bon joueur, nous achetons un autre pommeau, non sans envoyer un courrier de réclamation au construction, qui prendra soin de ne pas nous répondre. Début Mars, le tuyau quasi neuf se met déjà à fuir ; il faut le changer !

Janvier 2008 : je pars acheter ma paire de chaussures annuelle. Je vais chez BATA, comme tous les ans. Il me faut environ 2 minutes 30 pour choisir la (même) paire de chaussures qui me vont à ravir. Deux mois plus tard, je sens de l’humidité dans mes chaussures, et je constate que les deux semelles sont entièrement fissurées. Je n’ai plus qu’à aller faire un scandale chez le commerçant…

Février 2008 : nous allons chez BUT acheter un beau siège de bureau. Malheureusement, celui que je choisis se trouve être le plus cher. Le vendeur nous conseille de prendre une extension de garantie. Je lui réponds que le précédent siège, je l’ai utilisé 20 ans et que ce n’est pas nécessaire. Il me répond que la qualité d’il y a 20 ans n’est pas celle d’aujourd’hui. Il ne croyait pas si bien dire : en montant le dit fauteuil une des vis refuse d’entrer dans son logement. Ayant la flemme de me retaper 1h30 aller-retour au magasin, elle reste donc là, en dehors de son logement.

Mars 2008 : je vais à Auchan pour m'acheter de nouvelles cartouches d'encre pour mon beau style Waterman. Las, je ne trouve pas, ce jour là la marque en question : le présentoir est vide. Je dois donc me rabattre sur la marque du Supermarché. Hier, avant une réunion, je change une ancienne cartouche Waterman, et je mets à la place une nouvelle cartouche Auchan. Pendant une heure, j'écris comme je peux, mais mon beau stylo semble n'écrire qu'avec de l'eau légèrement noircie ! Finalement, je retrouve une cartouche Waterman au fond d'un tiroir, et je retrouve une belle couleur noire ébène. Il me reste à jeter à la poubelle la pochette de cartouches Auchan !

L’impression est désagréable : non seulement nous payons plus chers certains produits, mais ils sont de piètre qualité. La différence passe dans les poches des multinationales, dont l’objectif est visiblement court terme.


Si la qualité a un prix, le prix n’est plus une garantie de qualité. La sanction viendra du consommateur qui, comme moi, évitera désormais soigneusement certaines marques auxquelles il était pourtant jusqu’alors fidèle.

dimanche, décembre 16, 2007

Une autre vérité qui dérange

J’ose ici aborder un thème qui me tient à cœur depuis longtemps, mais qui risque de me décrédibiliser aux yeux de nombreux d’entre vous. Mais qu’importe, j’en prends le risque ! En échange de cette prise de risque, je vous invite à lire mon laïus jusqu’au bout et à vous faire un avis propre sur la question que je vais ici aborder.

AVONS-NOUS PEUR DES BONNES CHOSES ? - J’aime relever dans la vie de tous les jours tous ces paradoxes de l’être humain qui a conscience des dangers qui le guettent, mais qui ne regarde pas toujours dans la bonne direction ni ne s’inquiète pour les bonnes choses. J’ai quelques exemples assez révélateurs.

Par exemple, nous avons majoritairement peur de prendre l’avion, mais nous sommes plutôt confiants lorsque nous prenons le volant de notre voiture. Nous avons peur d’entrer dans un bâtiment contenant de l’amiante, mais nous restons sans broncher dans un restaurant ou une discothèque enfumée. Le tabac est une source inépuisable d’exemples : on a peur des effets du téléphone portable sur le cerveau, mais on oublie que le nombre de décès imputable au tabac dépasse 100 millions pour l’ensemble du XXième siècle, soit plus que les morts imputables aux deux guerres mondiales.

C’est pour cette raison certainement qu’Al Gore (Prix Nobel de la Paix) a toutes les difficultés du monde à nous faire prendre conscience de l’urgence de changer nos habitudes de consommation, face au danger du réchauffement climatique. Jacques Chirac avait eu cette belle phrase à ce sujet « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».


UN PROBLEME QUI POURRAIT VITE DEVENIR MAJEUR - J’ai fait monter le suspens, je dois maintenant en venir au fait. Mais je dois être prudent pour vous expliquer de quoi je veux vous parler, parce que si j’y vais directement, vous risquez de fermer votre ordinateur en vous disant vous avez autre chose à faire que de lire des foutaises.

J’ai cherché longtemps un titre pour évoquer le sujet, et j’ai choisi finalement : « Une autre vérité qui dérange», en clin d’œil au film d’Al Gore dont le titre exact est « une vérité qui dérange ». Voyez l'article que j'ai publié dans ce blog à ce sujet : cliquer ici.

Dans cet excellent film, Al Gore fait un bilan des effets de la pollution humaine sur le réchauffement climatique. En introduction, il fait également état de la difficulté d’évoquer ce sujet : jusqu’à ce que le réchauffement climatique devienne une évidence, il fut difficile pour un scientifique d’évoquer le sujet, au risque de passer tout simplement pour un imbécile. Encore aujourd’hui, le combat n’est pas gagné, malgré toutes les évidences et les études amassées depuis ces trente dernières années.

Allez, cette fois, je me jette à l’eau. Dans cet article, je vous vous parler d’Objets Volants Non Identifiés, ou tout simplement, d’intelligence extra terrestre. Et tout de suite, lorsque j’écris cela, je sens que je passe pour un clown, et je vois au travers de mon écran des sourires naître sur vos visages. Je ne demanderais pas mieux d’en rire encore longtemps avec vous, mais je soupçonne qu’un jour ce sujet ne fasse plus rire grand monde et je vais vous dire pourquoi.


LE CNES ET LE GEIPAN – Lorsque j’étais enfant et adolescent, la question des OVNI m’intéressait au plus haut point. J’essayais de lire des articles sur le sujet, mais il faut bien avouer qu’à cette époque le domaine était plus celui de la science fiction que de la science tout court. De ce fait, les infos ne courraient pas les rues et seuls quelques illuminés s'intéressaient à la question, et quelque fois dans des buts inavouables comme dans le cas de notre Raël national (chef de la secte des Raëliens, qui s'appuie sur la "croyance" dans une civilisation extra-terrestre).

Au mois de septembre 2007, au grand désespoir de mon épouse, je suis retombé dans cette soupe après avoir redécouvert par hasard le livre édité dans les années 70 par Jean Claude Bourret. Et alors, je me suis dit : « Tiens, qu’est ce que je pourrais trouver sur Internet sur ce sujet ? ».

Très rapidement, je suis tombé sur le site du GEIPAN, le groupe de travail du CNES (Centre National d’Etudes Spatiales - un organisme d’état) chargé de l’étude des OVNI. La France a cette particularité unique au monde d’être (ou plutôt de paraître) transparent sur le problème. Le GEIPAN a mis en ligne un site Internet qui répertorie tous les cas identifiés d’apparitions d’OVNI. Au travers de ce site, il est possible d’accéder à des documents et à des rapports dont le rapport « Cometa ». (Vidéo : cliquer ici)

Le rapport COMETA est un document extrêmement complet rédigé en 1999 et cosigné par quelques sommités du monde scientifique et militaire. Il traite le sujet sur tous les plans, y compris celui de la Défense Nationale. Et ce qui est troublant, c’est que la question dans ce rapport n’est pas de déterminer si les OVNI existent oui ou non, mais bien d’essayer de savoir ce qu’ILS veulent en venant ainsi nous « rendre visite ». Le ton est donné, et ce n’est guère rassurant (vidéo : cliquer ici).

Fort de la lecture de ce document, je me suis rendu compte que de l’eau avait coulé sous les ponts depuis la dernière fois que je m’étais intéressé à la question il y a plus de vingt ans et qu’il s’était passé beaucoup de choses depuis, sans que les média n’en fassent d’ailleurs grand étalage. Et pour cause : parler des OVNI, ça ne fait pas bien sérieux (c’est un responsable de journal qui disait ça). Des recherches sur Internet m’ont montré à quel point j’avais raison.


LA NASA, BIEN EMBARASSEE - Les USA sont champions du monde pour éluder les questions qui les dérangent. Ceux qui essaient d’alerter le monde sur la réalité du réchauffement climatique sont constamment sous le feu de tentatives de déstabilisation ; on essaie de décrédibiliser toute personne qui s’écarterait de la ligne tracée par la maison blanche, à savoir « tout va bien ». Il se passe la même chose sur le sujet des OVNI.

J’ai appris une chose intéressante au cours de mes recherches. Jusque dans les années 90, tout évènement spatial de la NASA (décollage, sortie extra véhiculaire, etc…) était retransmis en direct à la télévision. Puis, ils ont arrêté les retransmissions. Les responsables expliquent cela par un manque d’intérêt des spectateurs, mais il y a une autre explication. En réalité, le direct devenait bien embarrassant. Certaines images montraient des choses que la NASA se serait bien passée de montrer. (vidéo : cliquer ici)

Par exemple, en 1993, en plein décollage d’une navette américaine, les images retransmises en direct montrent le passage d’un objet sphérique à vive allure. Difficile de le louper : tout le monde avait les yeux rivés dessus ! Plus tard, les caméras embarquées de la navette spatiale en orbite filment un étrange trafic d’engins entrant ou sortant de l’atmosphère terrestre, se stabilisant avant de bouger de nouveau, pour finalement reprendre la direction de l’espace à une vitesse inouïe. De tels phénomènes se sont répétés à plusieurs reprises. (Vidéo : cliquer ici)

On ne parle pas non plus des témoignages des astronautes aussi célèbres que Buzz Aldrin (le second homme à poser le pied sur la lune) qui a expliqué que dès la première mise en orbite d’Apollo autour de la terre, un engin a stationné sur la même orbite à bonne distance du module, sans que personne ne puisse déterminer de quoi il s’agissait. (vidéo : cliquer ici)

Les logiciels de traitement d’image ayant fait des progrès fantastiques, il est aussi facile de truquer des vidéos. Le problème de la NASA, c’est que les images en question ont été diffusées par leurs propres services, en direct. Impossible de dire après coup, qu’elles sont truquées. Les responsables en sont donc réduits à donner des explications cafouilleuses, ce qui montre qu’il y a un vrai malaise.


UN PHENOMENE DE MOINS EN MOINS DISCRET – Ce qui est assez fascinant, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’essayer de convaincre le public en s’appuyant sur l’unique témoignage d’un pauvre Berger témoin d’un phénomène au milieu de sa prairie, témoignage que seul son chien pourrait corroborer. Au cours des années, il y a eu des faits majeurs qui auraient du générer une prise de conscience planétaire. Voici quelques exemples qui ont fait l’objet de témoignages par dizaines de milliers, et la une des actualités de l’époque.

Washington, Juillet 1952 : depuis la fin de la seconde guerre, les « soucoupes volantes » sont à la mode. Les incrédules demandent, ironiques, pourquoi les extra terrestres ne vont pas à Washington rencontrer le président plutôt que de jouer à cache-cache. Leur vœu est exaucé à deux reprises en juillet 1952, avec une formation de 14 OVNI stationnaires au dessus de la maison blanche. Le phénomène est confirmé par des milliers de témoins, par des personnes dignes de foi, et surtout, fait nouveau, par les radars de l’aéroport le plus proche. Cet évènement a déclenché une panique pendant plusieurs semaines au sein de la population, mais aussi au sein de la maison blanche. (Vidéo : cliquer ici)

Belgique, 1990 : cette année là, sans que personne ne comprenne pourquoi, la Belgique a subi une vague importante de survol par des engins inconnus. Les témoins se comptent par milliers et tous les témoignages et vidéos sont cohérents. Des gendarmes ont même suivi de vue les engins avec leurs voitures, et ont rapporté tous les faits. Embarrassées, les autorités ont finalement provoqué une conférence de presse pour faire un point sur l’évènement. On y voit un officier de l’armée de l’air commenter avec un réel embarras les enregistrements radars des chasseurs F16 dépêchés pour intercepter les « intrus » : on y voit ce pauvre officier expliquer les accélérations foudroyantes des objets que les chasseurs n’ont jamais réussi finalement à approcher. Malaise dans la salle. (vidéo : cliquer ici)

Mexico, 1991: le 11 juillet, des millions de personnes ont les yeux rivés sur le ciel à l’occasion d’une éclipse du soleil. Dans plusieurs villes, les regards sont rapidement attirés par des objets sphériques qui restent stables dans le soleil, dans un silence absolu, pendant plusieurs heures. Les témoignages, on s’en doute, ne manquent pas, ainsi que les films vidéos, les clichés, pris par des milliers de témoins de tous les coins de la ville. L’évènement a « éclipsé » justement l’éclipse et a fait la une des journaux du pays. Le Mexique fait partie des ces zones « HotSpot » du monde dans lesquelles on relève le plus grand nombre de rencontres de ce type ; des apparitions quasiment quotidiennes qui n’étonnent plus les populations ! Un nombre en augmentation, ce qui intrigue et inquiète beaucoup de monde. (vidéos : cliquer ici)

Phoenix, Arizona (USA), mars 1997 : panique dans la ville du soleil. En pleine nuit, des milliers de témoins observent plusieurs OVNI au dessus de la ville. Mais ce qui pose le plus grand choc, c’est un immense engin qui a flotté à plusieurs reprises au dessus de la ville, aux dimensions estimées à « plusieurs terrains de football » par des témoins médusés. Sur les vidéos prises aux quatre coins de la ville, on ne voit que des lumières qui décrivent un engin en forme de chevron. L’observation constitue l’un des évènements majeurs de la fin du XXieme siècle dans ce domaine ; il a suscité une vive émotion dans la ville, et beaucoup d’émissions télé et de reportages. Les autorités ont essayé de nier tout problème en expliquant qu’il n’y ait eu aucun trafic aérien cette nuit là au dessus de la ville. Face au tollé général, l’armée a essayé d’expliquer ces phénomènes en expliquant que ces lumières étaient dues… à des fusées éclairantes lancées par des avions militaires en exercice, de nuit, au dessus de la ville ! Une explication tellement vaseuse qu’elle confirma plus encore les craintes des citoyens ! (vidéos : cliquer ici)

Je ne mets ici que les faits les plus inattaquables parce que confirmés par des traces radars, par le témoignage d’une population entière, et parce que commentés par les autorités (notamment avec des explications complètement fantaisistes). Il existe des tas d’autres évènements moins importants mais beaucoup plus nombreux que vous pourrez découvrir sur Internet. La difficulté sur ce sujet comme sur bien d'autres, c'est de savoir faire le distinguo entre des informations validées par plusieurs sources et des informations moins crédibles, voir complètement fausses et falsifiées.

Pour autant, d'autres expériences sont fascinantes, comme par exemple cet avion de ligne qui rencontre en plein vol un objet au dessus de la région parisienne (vidéo : cliquer ici) ou ces touristes qui survolent NewYork avant 2001 en hélicoptère et qui "dérangent" un objet en stationnaire près du World Trade Center (vidéo : cliquer ici).


PETIT COURS D’HISTOIRE – L’une des choses que j’ai découverte au cours de mes recherches, c’est que le phénomène OVNI est un vieux sujet, presqu’aussi vieux que l’humanité. Quelque soit l’époque ou la civilisation, les humains ont fait état d’objets lumineux dans le ciel. Des tableaux datant du moyen âge montre des objets dans le ciel, comme ces lumières observées dans le ciel de la ville de Bâle en 1566. Dans ces temps reculés, toute apparition surnaturelle était attribuée à Dieu ou aux démons. En l’occurrence, toutes les religions (ou en tout cas une grande majorité) font état d’apparitions célestes de divinités descendant du ciel dans leur char éclairé de mille feux. (Vidéo : cliquer ici)

Mais le phénomène moderne des OVNI tel que nous le connaissons date de la seconde guerre mondiale. De nombreuses observations ont été faites par les pilotes de la seconde guerre mondiale, à la fois côté allemand et allié. Les alliés pensaient que les allemands avaient développé des chasseurs d’un nouveau type, et les allemands pensaient la même chose des alliés. Ces « chasseurs fantômes » qui arrivaient et repartaient à la vitesse de l’éclair étaient appelés les « Foo fighters » : beaucoup ont été aperçus pendant les vagues de bombardement allié de Berlin. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont causé de belles frayeurs dans les deux camps, comme en témoignent les archives militaires de l’époque. (Vidéo : cliquer ici)

Beaucoup se sont posés la question : pourquoi cette vague de « visites » justement pendant la seconde guerre, et surtout vers la fin de la guerre. Qu’est ce qui avait changé entre temps pour susciter l’éventuel intérêt d’hypothétiques visiteurs ? Simple : le nucléaire. Les premières réunions de crise sur le sujet ont été réalisées sur le site de Los Alamos où était développée dans le plus grand secret la première bombe atomique. Quelques survols de ce site ultra top secret par des engins inconnus avaient levé l’alerte.

C’est un fait : tous les sites nucléaires de tous les pays ont été depuis beaucoup « visités », certains militaires relatant même des survols à très basse altitude des silos de missile et des « ouvertures intempestives » des portes des silos pendant ces « visites ». (vidéo : cliquer ici)

SILENCE RADIO – Un expert de l’Ufologie (l’étude des phénomènes OVNI – UFO en anglais) disait dans un blog qu’il était fasciné par le nombre de dépêches AFP publiées sur des cas d’OVNI observés dans tous les pays du globe, par la vitesse avant laquelle ces dépêches disparaissaient du net, et surtout par l’absence complète de retentissement dans le monde des évènements les plus troublants. Une ville peut donc être survolée par un engin gigantesque sans que l’évènement n’ait de retentissement mondial. C’est tellement improbable qu’on se dit automatiquement que ces histoires sont forcément des impostures ! Mais si ce n’était pas le cas ?

J’ai lu les commentaires de quelques experts qui expliquaient que le sujet était encore cantonné à la presse traitant essentiellement le « sensationnel », et dont la crédibilité est forcément limitée. La plupart des vidoés que j'ai pu trouvées sur le net sont en fait des extraits d'émissions à sensation, sur TF1 ou sur des chaînes du cable traitant du paranormal. (Vidéo : cliquer ici)

La plupart du temps, les journalistes ne résistent pas à l'envie d'accompagner leurs vidéos de musiques très effrayantes, et d'animations plus ou moins stupides. Pas très sérieux tout cela ! Du coup, difficile de croire que tout cela est réel. Mais si ça l'était quand même ?

Les revues scientifiques se gardent bien de s’aventurer sur ce domaine. « Science & vie », une revue à laquelle je suis abonné, n’a jamais répondu aux différents mails que j’avais envoyés sur ce sujet. Sur le site de la revue, la recherche même du mot "OVNI" ne donne tout simplement aucun résultat.

J’ai constaté moi-même que le simple fait d’évoquer ce sujet en public appelait aux quolibets. C’est ce que j’ai constaté au restaurant d’entreprise, lorsque je faisais part de mes trouvailles sur ce sujet. Un collègue en a beaucoup ri et m’a parlé immédiatement « des petits hommes verts ». C’est exactement cette dérision qui fait que le sujet reste encore tabou.

Internet est cependant aujourd’hui un média incontournable pour étudier ce domaine. Certains sites très bien faits font l’inventaire des cas les plus intéressants et recensent tous les articles de presse, dépêches AFP, sources d’information et vidéos (notamment des journaux télévisés et des déclarations des experts accessibles grâce à Youtube ou Dailymotion). Un outil indispensable pour améliorer la crédibilité des informations.

Bref, il nous faudrait un Al Gore pour ce sujet, et cet Al Gore existe ! Un homme aux USA, Steven Greer a décidé de réagir en montant un groupe composé de personnages hors de tout soupçon (politiques, militaires, ex-membres de la CIA, pilotes, …) bien décidées à faire avancer les choses. (vidéo : cliquer ici)

Le mois dernier, en novembre 2007, sous l'impulsion de l'ex-gouverneur de l'Arizona (ancien pilote) un groupe de pilotes s’est réuni à Washington pour faire pression contre le gouvernement des Etats Unis, réclamant que le sujet OVNI soit enfin traité au grand jour face au nombre croissant de « rencontres » dans le ciel de tous les pays. Ils déclaraient en avoir assez d’être traités comme des abrutis à chaque fois qu’un pilote signalait une rencontre avec un OVNI. (article : cliquer ici)

LA POSITION AMBIGUE DES USA – Les USA ont une position très ambigüe sur le sujet. C’est le pays qui nie le plus farouchement au monde toute existence de phénomène OVNI, et aussi le pays qui en connaît certainement le plus sur le sujet, notamment à cause du secret qui entoure la base militaire "top secrête" appelée "Zone 51" (vidéo : cliquer ici).

L’incident de « Roswel » (capture probable d’un engin crashé en 1947 - vidéo : cliquer ici) a marqué son époque. Mais encore aujourd’hui, personne n’a de preuve concrète pour prouver la réalité ou pas de l’affaire. Et à la rigueur, ce n’est même pas le problème.

Pour finir, en faisant mes recherches, je suis tombé sur une vidéo qui m’a époustouflé : on y voit le président des USA, Ronald Reagan, faire des déclarations. On l’entend, le 21 septembre 1987, déclarer aux représentants de l’ONU médusés : « J’ai parfois pensé à quel point les différends de ce monde s’évanouiraient si nous avions à faire face à une menace étrangère à la Terre ». (Vidéo : cliquer ici)

CONCLUSION – Je parlais du sujet à un ami qui m’avait répondu « Oh moi, tu sais, je ne crois pas aux OVNI ! ». Mais faut-il « croire aux OVNI » comme l’on croit en dieu ? L’Ufologie est-elle une religion, ou une étude de faits avérés ? La religion se fonde sur la croyance aveugle en un Dieu, qu’il y ait ou non des preuves : on appelle cela « avoir la foi ». L’Ufologie repose plutôt sur l’étude de preuves avérées que sont les témoignages concordant de milliers de témoins dont certains sont des personnalités dignes de foi (pilotes, militaires, …), sur des traces matérielles relevées dans certaines circonstances, des enregistrements radars, des contacts aériens par des forces militaires, des témoignages vidéos concordants et dignes de foi (retransmissions par la Nasa, …). Il ne s’agit donc pas de « croire » ou pas aux OVNI, mais de juger sil y a oui ou non un problème en se basant sur les faits, et si c'est le cas, de s’y préparer.

samedi, décembre 01, 2007

Une vérité qui dérange

Il y a quelques semaines, on nous a offert un DVD très très particulier. Ce n'est pas un film, ce n'est pas non plus vraiment un simple documentaire : c'est plutôt une sonnette d'alarme.
Il s'agit du film "Une vérité qui dérange", le film d'Al Gore, l'ancien vice président des Etats Unis, candidat malheureux en 2000 contre Bush aux élections présidentielles américaines. Ce film a été primé par un Oscar du meilleur documentaire, et la démarche générale à laquelle ce film contribue a été récompensée par un prix Nobel de la paix. Ce n'est pas rien.

Le sujet : le réchauffement climatique. Et l'on découvre (entre autres) la courbe dévolution du taux de CO2 dans l'atmosphère au fil des milliers d'années, depuis les temps les plus reculés (grâce aux analyses des carottes de glace relevées aux pôles) : il est aujourd'hui prouvé que la température de la planète dépend toujours du taux de CO2 dans l'atmosphère ce qui fait passer en quelques dizaines d'années seulement d'une ère de glaciation, à une ère plus chaude.

Ci-dessous, une image extraite du film qui montre au fil des millénaires la corrélation entre température de la terre (en bleu), et taux de CO2 dans l'atmosphère (en rouge). Problème : le taux de CO2 actuel est déjà plus de 2 à 3 fois plus important que la moyenne constatée sur plusieurs centaines de milliers d'années. Et le haut de la courbe que l'on voit ci-dessous, c'est le taux qui sera atteint dans 50 ans si rien n'est fait. Comment la terre va-t-elle réagir ? Mal.

Avec un certain humour Grinçant, Al Gore démonte les mécanismes de ceux qui cherchent à tout prix faire passer cette crise pour une évolution naturelle et cyclique de la planète, et qui ne veulent surtout rien faire sur un plan politique pour cette raison. C'est évidemment l'administration Bush qui est visée : les usa, premiers pollueurs du monde (et de loin) refusent de signer le protocole de Kyoto visant la réduction du taux de CO2.

Al Gore nous donne alors de superbes anecdotes croustillantes comme ce conseiller de la maison blanche qui, bien qu'il n'ait aucune connaissance scientifique, a "corrigé" un rapport alarmiste de la comité scientifique en biffant toutes les mentions indiquant le côté très préoccupant de la situation. Démasqué, il a du démissionner pour être ensuite immédiatement embauché par... un grand groupe pétrolier américain...

Moment croustillant également, ce graphique produit par l'administration américaine pour expliquer au bon peuple que s'il fallait faire quelque chose pour réduire les émissions de CO2, cela coûterait de la croissance au pays, et donc que cela produirait du chômage. Et pour illustrer leurs propos, ce graphe hallucinant, montrant d'un côté des lingots d'or, et de l'autre la terre. Commentaires amusés d'un Al Gore grinçant : "Hmmmm, quel choix difficile... Ils me donnent bien envie ces lingots... hmmmm. Mais d'un autre côté, si je n'ai plus de terre..."

Nous avons hésité avant de décider de le visionner de peur de prendre peur. Mais nous ne le regrettons pas. Il se termine par une note d'optimisme. Il est encore possible d'inverser la tendance, mais cela demande l'effort de tous, et surtout des politiques. Comme je le disais à ma femme : je ne demande pas mieux d'acheter une voiture hybride (électrique / essence), mais tant qu'il n'y a qu'une seule marque pour en proposer et que le modèle coûte 2 à 3 fois plus cher que n'importe quel autre modèle, ce n'est pas jouable.

En résumé, voyez le film et faites comme moi : parlez-en autour de vous !
Voyez le site :
http://www.criseclimatique.fr/