vendredi, septembre 02, 2005

Je plains les jolies filles

Honnêtement, je plains les jolies filles. Vivre au milieu des hommes et même des autres filles ne doit pas être facile. Je tire ce constat des observations que ma fréquentation assidue des transports en commun me permet de faire.

Si une fille est belle ou simplement bien faite, elle doit se sentir comme une confiserie au milieu d'une cour d'école, prête à se faire croquer par le premier garnement venu.

Leur public est assez disparate. Il y a les jeunes hommes qui ne semblent pas trop prêter d'attention aux jeunes femmes, mais qui ont une démarche assez chaloupée pour les en excuser. Il y a le discret qui jette un petit coup d'oeil, là sur une chute de reins, là sur une poitrine en fleur, histoire de rester informé sur ce qui se fait. Il y a le séducteur qui croise les filles en leur décochant des regards de braise. Il y a enfin le prédateur qui jauge sur pièce chaque spécimen, en opérant un scanning visuel en bonne et due forme, et en insistant longuement sur les morceaux de choix de la bête.

Si la jeune femme croise un groupe d'hommes, la réaction est multipliée par le nombre d'individus présents dans le groupe. Car il est dans la nature profonde de l'homme d'être plus crétin en groupe quà l'unité.

Mais ne vous y trompez pas, les femmes aussi matent les jolies filles. Certaines même opèrent des scannings visuels qui n'ont rien à envier à ceux des hommes. On devine alors leurs pensées intimes :

- La vache, elle est mieux foutue que moi !
- Ouais, on la verra quand elle aura eu des enfants !
- Ses seins ! Elle a une de ces paires ! Sûrement des faux !
- Mettre des jupes si courtes ! Quelle traînée !
- Belle, belle, c'est vite : elle a quand même un peu de gras sur le bide !
- Si seulement je pouvais avoir ses jambes ! Juste ses jambes !

Seules les filles "dites" quelconques ou laides passent réellement inaperçues. Elles sont rendues invisible par la jupe volante d'une jeune beauté qui passe dans leur sillage. Ce sont les dures conséquences d'un martelage marketing opéré par les média et la mode. Mais un chanteur n'a-t-il pas dit dans une chanson que "toutes les femmes sont belles ?

Quant aux jolies filles, pas de parade pour se cacher, jupe ou pantalon, elles passent rarement inaperçues. Toutes les femmes sont belles, certes, mais certaines le sont plus que d’autres !

Les accords de Kyoto

Les USA viennent d’être touchés par un cataclysme climatique sans précédent.

" La catastrophe du siècle ", c’est ce qu’on entend maintenant régulièrement à la télé, sauf que l'entend tous les ans, si ce n'est plus. Les éléments se déchaînent de plus en plus, et bien heureux celui qui n’y voit pas aujourd’hui un lien de cause à effets entre l’impact de l’activité humaine sur terre et ses dérèglements climatiques de plus en plus brutaux.

Les spécialistes nous mettent en garde depuis des dizaines d’années sur les effets pervers de ce réchauffement : sécheresse, canicule, inondations, tempêtes, … Des fondations comme celle de Nicolas Hulot se battent depuis des années pour essayer de faire prendre conscience aux autorités, mais aux populations aussi, mais c’est toujours aussi difficile.

Les Etats du monde entier ont fait un pas en avant dans la prise en compte de ce problème majeur, en signant les accords de Kyoto dont l’un des objectifs est de réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement. La plupart des pays industrialisés ont signé, tous, sauf les USA.

Sur le sujet de Kyoto, Georges Bush a un comportement d'autruche, doublé de l’entêtement d’un âne. Car respecter les accords nécessite de l’argent. Et cet argent là, ce n’est pas un investissement rentable, juste un investissement sur la vie. N’avait-il pas dit que d’ici à ce que ça devienne catastrophique, les connaissances technologiques auront tellement évolué que l'humanité aura trouvé une parade ?

Pour une fois, ce n’est pas un petit pays lointain qui est touché, mais le sol des USA. Peut-être que cela aidera Georges à mieux comprendre que ce n'est pas toujours le Bangladesh qui en prend plein la figure ? C’est même pas sûr : la Louisiane n’est pas son état préféré.

mardi, août 30, 2005

Le pétrole m'a tuer

Les cours du pétrole atteignent des sommets jamais atteints à ce jour, à plus de 70 dollars. Je me souviens encore, il y a quelques mois, de la panique mondiale lorsque le cours du baril avait simplement dépassé le seuil fatidique des 50 tous petits dollars.

J’aime beaucoup la surprise avec laquelle le public et les autorités abordent le problème. Le président Jacques Chirac n'a-t-il pas dit à la télé que les cours risquaient de rester élevés ? Sans blague ?

Pourtant, en dehors du contexte politique difficile en extrême orient, et de toutes les autres raisons artificielles pouvant expliquer les raisons de cette hausse, il ne faudrait pas oublier qu’un jour ou l’autre, voir même dans très peu de temps, il n’y aura plus de pétrole, ou alors en faible quantité et à des prix inabordables.

Mais qu’est ce qui est fait actuellement pour préparer la transition ? En cinquante ans, l’humanité a été capable de faire des miracles technologiques dans tous les domaines. Mais pour ce qui est de l’énergie, c’est un peu le statu quo. Le bon vieux moteur à explosions a encore de beaux jours devant lui.

Les USA, champions de la technologie, par exemple, sont plus intéressés par Mars que par la Terre. L'éolien a du plomb dans l'aile (en France du moins). Le solaire est éteint. Quant au nucléaire, nos centrales arrivent en fin de vie. A croire qu'il y a un dieu qui nous a condamné à acheter du pétrole à ceux qui en produisent.

Et ça ne s'arrange pas, ça s'aggrave. Depuis quelques années, la chine se réveille, et d'autres pays leur emboitent le pas. Conséquence du réchauffement climatique dû en principalement à notre pollution, les glaces fondent aux pôles, ce qui permettra d'exploiter de nouveaux gisements de pétrole et donc d'aggraver la situation.


Même en France... Après vingt ans de course aux économies d'énergie, les ventes des 4x4 explosent. Les français qui sont les champions pour critiquer les américains, font exactement pareil qu'eux. Pourtant ces voitures « tous terrains » qui ne vont que sur les route bitumées, consomment largement plus que les berlines traditionnelles. Manque de bol, les progrés en matière de consommation qui ont été faits sur les voitures « normales » sont bouffés par les excès de consommation des gros 4x4. C'est fort regrettable.

Moi qui ne suis pas un fou de vitesse, je me contenterais bien d’un véhicule non polluant, électrique ou autre, même avec des performances très modestes en vitesse de pointe et en accélération, du moment que cela réduit fortement ma consommation et la pollution. Seul problème, ces voitures, quand elles existent, coûtent une petite fortune et n'ont pas une autonomie suffisante pour une vraie utilisation. Apparemment, la recherche dans ce domaine n'intéresse pas grand monde.


Pour essayer d'apporter ma pierre à l'effort collectif, à défaut, je me suis donc converti aux transports en commun. Mais j'ai de gros doutes. Je prends un bus à Versailles pour aller sur mon lieu de travail : ce sont de bons, de gros, de vieux bus bien pollulants, dont les moteurs diesel crachent de gros nuages de gaz d'échappement. Mon bus arrive à la station environ 15 minutes avant le départ. Pendant tout ce temps d'attente, le moteur tourne et pollue... pour rien...

Il nous reste comme espoir désespéré que Mère Nature nous botte les fesses, juste assez fort pour nous faire comprendre qu'on déconne, mais pas trop quand même pour nous montrer qu'elle nous aime encore, malgré tout. A coup de réchauffement climatique, de montée des océans et autres déréglements, peut-être parviendra-t-elle à nous faire comprendre que nous sommes chez elle, et que chez elle, c'est non fumeur !






Je vous invite cordialement à faire un petit tour sur le site de la fondation Nicolas Hulot (cliquez ici).